1+1: Reprise en duo 2018

1+1: Reprise en duo 2018

le JEUDI 03 MAI 2018

1+1: Reprise en duo 2018 - Résidence création contemporaine par Cie Kaméléonite de Martinique et Touka Danses

Dans le cadre d’une résidence création contemporaine, Touka Danses accueille la Cie Kaméléonite de Martinique (chorégraphe Marlène Myrtil), du 06/05 au 18/05. Le duo sera ensuite diffusé sur les communes de Saint Laurent, Kourou, Macouria et Matoury à l’attention du public scolaire.
Une restitution publique aura lieu le Jeudi 11 mai 2018 à l’EPCC de 11h à 12h.

1+1 réunit deux danseurs-interprètes afro descendants autour du propos de la paternité et de la filiation. Au delà du mythe et à contre courant du rôle de la mère dans notre communauté caribéenne, il s’agira de faire émerger les forces, qui à de nombreux niveaux, sous tendent la relation père-fils au sein de notre société post coloniale et sans doute parler d’amour, de chair et de résistance.
Silence, empathie, fulgurance tisseront le langage d'une création plurielle, authentique et singulière où chacun dépassera sa propre vision pour murmurer à l'autre son cri fondamental d'être du "Tout Monde" et ainsi dialoguer avec l'universel.

 Comment parler d’amour, du lien entre les pères et les fils ?

Marlène Myrtil : “1+1 est né de mon désir d’actualiser la force, la beauté et la complexité de la relation paternelle et filiale. L’observation de cette relation familiale masculine me pose en effet devant cette question essentielle ; comment parler d’amour, du lien entre les pères et les fils... Tous ces signes que l’on perçoit dont on ne parle pas sont-ils identifiés, validés ou tout simplement trop furtifs pour être véritablement fondateurs ? Avec cette envie puissante de décoder ce langage et cette sensibilité du père, du jeune adulte, je ressens la curiosité de révéler par leurs corps, une friction à l’histoire, à la communauté, au territoire et aux contradictions de notre société.“ Marlène Myrtil
Aux antipodes de la narration, cette pièce chorégraphique expose la traversée du père et du fils dans trois sphères émouvantes de leur relation,
Celle de la richesse à travers leurs singularités... Celle de la complémentarité dans le face à face... Celle de l’unité dans l’alliance parentale et filiale...
Les états de corps et d’esprit des danseurs interprètes font osciller nos représentations de l’autorité, de la force, ou même du manque de démonstration affective que l’on pose malgré soi comme le rempart du genre masculin... On est invité à dépasser les clichés... On se permet de reconnaître la rage, la fragilité, la dignité et la pulsion qui émergent de ces corps sensibles en tentative d’écoute et de dialogue.

Durée 40’, Tout public à partir de 12 ans
Chorégraphie, direction artistique : Marlène Myrtil,
Danseurs-interprètes : Francis Saint-Albin, Pascal Seraline
Collaboration, William Rolle, anthropologue
Musiques : Bush australien, John Patitucci,Mozart symphonie no. 40 en G mineur, Ritual Trio, Bonobo, Fink

Résidence au Petit Théâtre de Redoute et au Centre de Développement Chorégraphique Touka Danse Guyane Représentations en partenariat avec  le CDC Touka Danse et le Rectorat de Guyane

Les chorégraphes

Francis Saint-Albin, “Madak“ est originaire de la Martinique. Il pratique la danse hip hop depuis 1995. Fondateur du groupe Zion B-boys en 2012, Francis enseigne et interprète et chorégraphie en Martinique, Guadeloupe, Haïti et au Canada.
Il travaille auprès de Stella Moutou et du Ballet créole de Toronto.
Praticien et enseignant de yoga, il est diplômé de l’école Sivananda Vedanta depuis 2016.

Pascal Séraline a débuté une formation de danseur en 1986 au Sermac en Martinique qu’il poursuit en France au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon jusqu’en1992. Il est titulaire du diplôme d’état de professeur de Danse
Il est danseur interprète auprès de nombreux chorégraphes: Christiane Emmanuel, Josiane Antourel, Derek Williams, Josette Baïz, Régine Chopinot, Andy Degroat, Fabienne Abramovich... De 1997 à 2016, il travaille régulièrement en Europe. Il intègre le Théâtre de la Ville de Saarbruecken où il danse et chorégraphie pendant 11 années.

La compagnie Kaméléonite

Elle a été fondée par Marlène Myrtil en 1998, depuis 2008 les projets chorégraphiques et pédagogiques se sont implantés plus particulièrement en Martinique.
A travers le travail chorégraphique, il s’agit d’une démarche qui visite les couleurs, les langages, les expressions, conjugue les rythmes et les musicalités, ouvre l’espace à des matières de corps insolites ... Les créations de la compagnie ont été présentées en France, en Belgique, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à New York.
Le travail s’inscrit via des recherches, projets de terrain, et immersions ; l’écriture chorégraphique se précise par différents appuis techniques, s’inspire des enracinements culturels et des problématiques sociétales.
La compagnie Kaméléonite s’engage dans la transmission de la danse en milieu professionnel, scolaire, rural, carcéral et thérapeutique. Des ateliers proposent à partir d’une thématique choisie un travail d’approfondissement du corps, de la technique et sa mise en jeu spatio-temporelle.
Cette pédagogie créative du mouvement se concrétise lors d’une présentation publique, une captation vidéo, une présence sur un événement culturel.

Marlène Myrtil débute sa carrière d'interprète en 1991. Elle se forme en danse contemporaine auprès de Bill T Jones, l’école Cunningham et aujourd’hui Peter Goss. Elle est également initiée au hip hop et à la danse africaine, à la composition instantanée avec Julyen Hamilton, pratique le yoga et le Qi Gong. Marlène a travaillé auprès de chorégraphes et metteurs en scène de tous horizons tels que Germaine Acogny, Josiane Antourel, Max-Laure Bourjolly, Maurice Béjart, Jean-François Duroure, Marianne Isson, Jean-Marie Maddeddu, Irène Tassembédo. De 2003 à 2014, Marlène fut co- fondatrice et auteur interprète du collectif LMNO - déambulation chorégraphique de rue. En 2016, elle a intégré la formation destinée aux chorégraphes « Edition Spéciale » au Centre National de la Danse de Pantin.
Avec Kaméléonite, Marlène développe depuis 1998 sa propre écriture chorégraphique par la création de pièces et performances dansées : Tangente, solo, (1998) ; Lunathek, jeune public, (2001), Chronique nomade, duo, (2003) ; Bal d’antan, performance, (2008) ; Assentiments, triptyque (2006- 2008) ; Impérissable, conférence dansée, (2009) ; De Yabassi à Bizy, duo (2010-2011) ; Totem, solo (2011) ; Blues écarlate quartette (2012) ; Principe de précaution (2014) collaboration artistique avec Back Art Diffusion, Myriam Soulanges ; Impérissable, trajectoires marines duo (2015), 1+1 (2017).
Enseignante diplômée d'état, formée au dispositif « Danse à l’école », Marlène initie et s'associe à différentes formes de projets pédagogiques et artistiques travaillant les danses ethniques et les formes urbaines dans leur résonance contemporaine. Elle mène, des recherches corporelles et artistiques en milieu psychiatrique et carcéral et depuis 2012 affine une approche créative du mouvement auprès d’un public femmes amateurs.
Elle complète sa démarche par des pratiques somatiques et méthodes thérapeutiques. Formée au sein de la FFST, Marlène est praticienne de shiatsu depuis 2009. En 2013, elle achève un cycle de formation professionnelle en Qi Gong à l’école des Temps du Corps, Paris. En 2016, Marlène est diplômée de la fédération Union Pro Qi Gong.

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